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Annexe II — autre secteur critique

Prestataires cybersécurité spécialisés Chimie

2 prestataires qualifiés ANSSI interviennent pour le secteur Chimie. Toutes qualifications confondues (PASSI, PRIS, PDIS, PVID, PACS, SecNumCloud), utiles pour la mise en conformité NIS2 (Loi Résilience FR) et l'audit des systèmes d'information sectoriels.

Pour le contexte sectoriel détaillé (périmètre NIS2, calendrier, sanctions), consultez la fiche Chimie.

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Prestataires cybersécurité pour le secteur Chimie

Profil cyber du secteur Chimie : surface d'attaque, vecteurs typiques et contraintes réglementaires

Le secteur chimique conjugue des risques cyber et des risques technologiques majeurs. La France compte 1 301 établissements SEVESO dont 692 seuil haut et 609 seuil bas, et nombre d'entre eux relèvent de l'industrie chimique. L'interconnexion croissante entre systèmes informatiques (IT) et systèmes de contrôle industriel (OT) expose ces installations à des attaques qui peuvent provoquer un arrêt de production, des dommages matériels, voire une pollution environnementale.

Une cyberattaque par ransomware contre une usine chimique où le blocage du système de refroidissement d'un réacteur pourrait provoquer une surchauffe et un risque d'explosion illustre la gravité de la menace. Les vecteurs d'attaque dominants restent les ransomwares, les attaques ciblées (APT) et les dénis de service (DDoS) qui ont doublé entre 2023 et 2024. L'interconnexion croissante entre IT et OT augmente la surface d'attaque, tandis que l'obsolescence technologique de nombreux systèmes industriels les rend peu préparés aux menaces modernes.

Au-delà de NIS2, le secteur chimique est soumis à un arsenal réglementaire exigeant. La directive Seveso III renforce les exigences en matière de prévention des accidents majeurs, en tenant compte des risques émergents comme les cyberattaques. Le Code de l'environnement impose aux exploitants d'ICPE de maîtriser l'ensemble des risques liés à leur activité, y compris les risques cybernétiques. Si l'installation fait partie des établissements classés Seveso, elle est concernée par la directive 2012/18/UE dite « directive Seveso 3 ». Les sites d'importance vitale (OIV) doivent en outre se conformer à la Loi de Programmation Militaire (LPM) et à ses obligations en matière de sécurité des systèmes d'information d'importance vitale.

Mesures NIS2 prioritaires pour le secteur Chimie

Analyse de risques : la convergence IT/OT impose une cartographie exhaustive des actifs critiques — automates, SCADA, superviseurs — et l'identification des scénarios d'accidents cyber-physiques (surchauffe, fuite, explosion). Les méthodes EBIOS Risk Manager ou IEC 62443 permettent d'intégrer les risques cyber dans les études de dangers SEVESO.

Gestion des incidents de sécurité : élaborer un plan de reprise d'activité (PRA) pour restaurer rapidement les systèmes en cas d'incident est indispensable. Le plan doit articuler le POI (Plan d'Opération Interne) SEVESO et les procédures cyber, prévoir la bascule sur des systèmes redondants et définir les seuils de déclenchement — arrêt de production, mise en sécurité des réacteurs, remontée CERT-FR ou ANSSI.

Continuité d'activité : les installations chimiques à risque doivent garantir la disponibilité des systèmes de commande et de surveillance même en mode dégradé. Sauvegardes hors ligne des configurations d'automates, plans de délestage, capacité à basculer en pilotage manuel et formation des opérateurs sont des éléments clés.

Cyberhygiène et formation : former le personnel aux risques cybernétiques et aux bonnes pratiques réduit la surface d'attaque humaine. Tous les intervenants sur site doivent détenir des habilitations sécurité spécifiques (N1, N2 référentiel DT40 France Chimie) et suivre des modules de sensibilisation cyber adaptés aux environnements industriels.

Quels prestataires mobiliser

PASSI : indispensables pour auditer la sécurité des systèmes OT et IT. Les PASSI réalisent des tests d'intrusion sur les réseaux industriels, évaluent la robustesse des automates et des pare-feux zone IT/OT, et vérifient la conformité aux exigences LPM et Seveso. Privilégiez les prestataires disposant d'une expérience sectorielle et de compétences en normes IEC 62443.

PRIS : en cas d'incident cyber — ransomware, sabotage — le PRIS intervient pour contenir la menace, analyser les compromissions et restaurer les capacités opérationnelles. La connaissance des environnements industriels et la capacité à interagir avec les équipes de maintenance sont critiques.

PDIS : la détection précoce d'anomalies sur les réseaux OT limite les impacts opérationnels et physiques. Un SOC industriel capable de corréler les événements IT et OT et de détecter les comportements anormaux (commandes hors gabarit, accès non autorisés aux automates) renforce la résilience.

PACS : pour accompagner la mise en conformité NIS2, Seveso III et LPM. Le PACS aide à construire les politiques de sécurité, à définir l'architecture réseau (segmentation IT/OT), à rédiger les études de dangers intégrant les scénarios cyber et à préparer les audits DREAL ou ANSSI.

Pour le contexte réglementaire NIS2 détaillé de Chimie, voir notre fiche complète.

Sources de cette fiche

Questions fréquentes

Quelles qualifications ANSSI privilégier pour une entité Chimie régulée NIS2 ?

Pour une entité du secteur Chimie classée en Annexe II NIS2, privilégiez les prestataires qualifiés PASSI pour les audits de sécurité, PDIS pour la détection d'incidents et PRIS pour la réponse aux incidents. Ces qualifications garantissent un socle de compétences reconnu par l'ANSSI. Si votre site est également classé Seveso ou OIV, la qualification PASSI-LPM peut être requise pour auditer les systèmes d'information d'importance vitale. Consultez l'annuaire des prestataires qualifiés ANSSI pour identifier les acteurs adaptés à votre secteur.

Quel budget cyber pour une entité Chimie régulée NIS2 ?

L'ANSSI recommande un budget cybersécurité compris entre 5 et 10 % du budget informatique. Pour une entreprise partant de zéro en matière de cybersécurité, le coût de mise en conformité NIS2 est estimé autour d'un million d'euros, à nuancer selon la maturité cyber, la taille et la complexité du système d'information. Les entités essentielles ont des obligations renforcées par rapport aux entités importantes. Anticipez ces investissements dès maintenant pour lisser l'effort budgétaire sur 2025-2026.

Quelles cyberattaques visent le secteur Chimie en 2024-2026 ?

Le secteur Chimie fait face à trois menaces principales : le phishing, vecteur initial de 60 % des attaques réussies, les ransomwares avec exfiltration de données (double extorsion), et l'exploitation de vulnérabilités sur les équipements de bordure (VPN, pare-feu). Les PME et ETI industrielles sont les plus attaquées selon l'ANSSI. Les sites Seveso et OIV subissent également des opérations d'espionnage industriel et de déstabilisation dans un contexte géopolitique tendu. Renforcez en priorité l'authentification multifacteur, le patching et la sensibilisation des équipes.

Le secteur Chimie a-t-il des obligations spécifiques au-delà de NIS2 ?

Oui. Le secteur Chimie cumule plusieurs réglementations propres : Seveso III pour les sites stockant des substances dangereuses (1 400 sites en France), REACH pour la gestion des produits chimiques, les PPRT pour la maîtrise de l'urbanisation autour des sites Seveso seuil haut, et l'arrêté du 28 novembre 2016 sur les SIIV pour les opérateurs d'importance vitale. Ces obligations de sécurité industrielle et environnementale s'articulent avec NIS2, qui ajoute une couche de résilience cyber. France Chimie propose des circulaires techniques (T648, T595) pour accompagner les industriels dans ces démarches croisées.

Prestataires dans d'autres secteurs

Dernière mise à jour : 12 mai 2026 · catalogue ANSSI à jour, mise à jour mensuelle